1883 - A TRAVERS L'APULIE ET LA LUCANIE notes de voyage par François Lenormant
1883 - Tratto da: "A TRAVERS L'APULIE ET LA LUCANIE notes de voyage par François Lenormant"
[...] Immediatamente sotto Torchiara si estende la profonda e selvaggia conca, chiusa a nord dalla catena collinare che va da Finocchieto (Finocchito) a Monteforte, nella quale le tre sorgenti del fiume Alento confluiscono in un unico corso d'acqua nei pressi di Tecerale (Cicerale).
Oltre questa, le prime montagne, riccamente boscose, sono quelle che portano a Ostigliano, Oria (Orria), il cui nome, simile a quello di città della terra dei Messapi e dei Dauni di Puglia e Campania, sembra essere un retaggio del periodo pelasgico, e infine Giojo (Gioi), di cui si evince una storia completamente ignota, ma che, a giudicare dai considerevoli resti rinvenuti, doveva essere una città nel Medioevo.
Nel secolo scorso, a Giojo (Gioi) sorgeva un grande monastero femminile, dove ricevevano la loro educazione tutte le giovani nobildonne del Cilento.
Oltre queste alture si erge la lunga e ben più alta e frastagliata cresta, che costituisce il bastione della regione e si estende da nord a sud, da Monteforte, terra rinomata per l'allevamento di porci semi-selvatici che si nutrono delle ghiande delle sue foreste di querce, fino ad Angellara, anch'essa immersa tra castagni e querce, passando per Magliano, importante fortezza in epoca gotica e successivamente sede di una contea longobarda sotto la giurisdizione del principato di Salerno, Gorga e Cannalunga (Cannalonga).
Ancora più indietro si ergono le cime brulle dell'imponente catena dell'Alburni e del Monte Cervati, oltre il cui versante si apre la Val di Tegiano (Teggiano).
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TESTO ORIGINALE:
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Immédiatement audessous de Torchiara se creuse le bassin profond et d'aspect sauvage, fermé au nord par l'échine de hauteurs qui va de Finocchieto à Monteforte, dans lequel les trois sources de l'Alento se réunissent en un seul cours d'eau près de Tecerale. Au delà les premières montagnes, richement boisées , sont celles qui portent Ostigliano, Oria, dont le nom, pareil à celui de villes du pays des Messapiens et de ceux des Dauniens de l'Apulie et de la Campanie, paraît un legs de l'époque des Pélasges, enfin Giojo, dont l'histoire est absolument inconnue, mais qui, d'après les ruines considérables qu'on y voit, dut être une ville au moyen âge. Au siècle dernier, il y avait à Giojo un grand monastère de femmes, où toutes les jeunes filles nobles du Cilento recevaient l'éducation. A ces hauteurs succède en arrière la longue crête, notablement plus élevée et dentelée, qui forme le rempart de la région et s'étend du nord au sud, depuis Monteforte, pays de grande élève des porcs à demi sauvages qui se nourrissent des glands de ses bois de chêne, jusqu'à Angellara, enfouie aussi au milieu des châtaigniers et des chênes, en passant par Magliano, forteresse importante du temps des Goths, puis siège d'un comté longobard relevant de la principauté de Salerne, Gorga et Cannalunga.
Plus loin encore en arrière se dressent les sommets nus de la chaîne sourcilleuse des Alburni et du Monte Cervati, de l'autre côté de laquelle se trouve le Val di Tegiano.
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